La perception de la violence


La perception que nous avons de la violence est très variable d’un individu à l’autre, elle est liée à notre expérience et à nos valeurs.

Pour beaucoup de gens, cette question est d’ordre philosophique.

En effet si nous partons du principe que dans notre environnement quotidien règne un certain niveau d’insécurité, chacun est exposé de la même façon au risque de subir une agression.

Certains sont d’un naturel plus inquiet, d’autres plus confiants dans leur sécurité mais ça ne change pas grand chose vu que le risque est réparti de manière équivalente sur chacun.

 Au final, tout ça revient donc à des questions philosophiques:

Suis-je plutôt optimiste ou pessimiste? Inquiet ou confiant?

Quels sont les principes que j’appliquerais en cas de problème? “Oeil pour oeil”? Ou au contraire, “je ne crois pas en la violence”,...

 D’accord avec moi jusqu’ici?

Pour votre sécurité, j’espère que non!

Nous ne sommes pas tous égaux face à la violence!

La plupart des gens partent du principe que la violence est plus ou moins aléatoire et qu’elle tombe sur les gens plus ou moins au hasard.

Au mieux, certains se disent “une fille seule a plus de chances de se faire agresser que moi qui fais du body-building depuis 10 ans”, oui peut-être, mais ce raisonnement ne tient compte que d’une partie des paramètres et pas les plus importants...

La violence n’est pas aléatoire, ne tombe pas sur les gens au hasard, elle n’est ni gratuite ni aveugle, jamais.

Nous sommes principalement exposés à la violence par le fait de la prédation.

Comme j’en ai déjà parlé, la prédation vise à satisfaire un objectif simple : bouffer gratos”

C’est à dire que le but pour le prédateur est d’obtenir ce qu’il veut avec un effort proche de zéro.

Le prédateur va donc chercher à ce que le plus possible de paramètres lui soient favorables lors de son passage à l’acte.

Critères d’une prédation efficace :

Si je reviens à la grille survie/rituel, la prédation constitue le comportement de type survie par excellence. La prédation va donc appliquer tous les critères de l’attaque en survie :

Extra-Clan : Le prédateur choisit une victime qui lui est étrangère ou en tout cas qu’il ne considère pas comme lui ressemblant. Plus la victime est différente, plus il est facile d’exercer sur elle des actes violents et plus le niveau de violence pourra être haut.

Absence de règles : Le prédateur va s’attaquer à sa victime par les moyens qui lui sont les plus favorables. Certains pourraient qualifier ce comportement de déloyal mais dans l’esprit du prédateur cela n’a aucun sens, il ne s’encombre pas de principes qui pourraient lui faire perdre l’avantage et/ou gaspiller de l’énergie. La façon de procéder revient au même que lorsqu’un fauve attaque sa proie dans la nature, il ne s’encombre pas de règles qui peuvent lui faire rater son repas.

Attaque aux points vitaux : Le prédateur attaque sa victime la où elle est la plus vulnérable, sans retenue dans le but de la neutraliser au plus vite en minimisant ses efforts.

Victime plus faible : Le prédateur choisit toujours une victime qu’il considère plus faible que lui et qu’il est certain de pouvoir neutraliser sans difficulté.

Implicite : Le prédateur ne prévient pas, il utilise la ruse et l’effet de surprise pour prendre sa victime de vitesse et la neutraliser sans effort.

Maintenant ce petit rappel fait, intéressons nous plus particulièrement aux deux dernier paramètres, le choix d’une victime faible et le caractère implicite de l’attaque.

Ces critères vont permettre d’établir un profil de victime idéale :

Le choix d’une victime faible permet d’affirmer le fait que nous ne sommes pas égaux face au risque de subir une agression. Par contre la faiblesse peut s’entendre à beaucoup de niveaux.

La perception de la violence et surtout les valeurs qui y sont liées vont avoir un impact important ici. En effet, plaçons nous du point de vue du prédateur une seconde, choisiriez vous :

1) Une victime disposée à se défendre voir même armée

2) Une victime qui “ne croit pas en la violence” et qui considère que “la violence physique est la force du faible d’esprit”

Si vous avez répondu “2” vous voyez où je veux en venir mais nous en reparlerons dans quelques lignes.

Le caractère implicite de l’agression : le but ici est que la victime ne sache pas qu’elle va être agressée et/ou que même si elle s’en rend compte, il lui soit impossible de réagir ou d’anticiper comment les choses vont se passer.  

Et c’est là que la boucle est bouclée : Notre perception de la violence n’est pas simplement la vision passive que nous avons des incidents qui nous arrivent et qui arrivent aux autres.
Notre perception de la violence est un outil actif qui doit être aiguisé car son but premier est de nous signaler quand quelque chose ne va pas.

Se rendre compte de la prédation qui est à l’oeuvre va annuler l’effet de surprise sur lequel le prédateur comptait et peut suffire à le pousser à se choisir une autre victime.

Les prédateurs sont présents au quotidien, le fait que vous n’ayez jamais été agressé ne signifie certainement pas que vous n’en avez jamais croisé, si un prédateur n’agit pas, c’est simplement que les conditions ne sont pas réunies.

Partant de ce principe, il est important d’ouvrir l’oeil et de rester vigilant.

Il est démontré que les gens qui se sentent le plus “naturellement en sécurité” sont ceux qui sont le plus sujets aux agressions.

Simplement parce qu’ils ne sont pas vigilants et offrent donc la possibilité aux prédateurs de conserver l’effet de surprise. Quand ces personnes se rendent compte de ce qui se passe, il est trop tard.

Évitez donc de vous endormir le soir dans le train avec vos écouteurs dans les oreilles…

Ce genre de comportement constitue une véritable invitation...

En résumé :

Un prédateur cherche de préférence une victime faible, qui ne le verra pas venir et qui ne se défendra pas.

Le succès de la prédation repose sur l’absence de détection (l’effet de surprise) et l’absence de réaction.

Donc si vous vous imaginez que ne pas croire en la violence suffit à la faire disparaître, détrompez vous, c’est exactement l’inverse, vous contribuez à l’entretenir. Plus vous refuserez de résister, plus vous enverrez l’image d’un gros mouton qui ne demande qu’à être tondu (ou bouffé, ou violé, ou les trois). Il n’est pas obligatoire de me croire, au pire, la nature fera son boulot...

Pour arrêter la prédation, il faut annuler ses avantages, soyez vigilants, soyez prêts à vous défendre!

Lo.

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