La pratique martiale

La pratique martiale

La pratique martiale est la discipline que l’on pratique pour s’entraîner au combat (il plus politiquement correct de dire “défense”).

J’utilise ce titre pour cet article parce que la notion d’art martial a été tellement détournée et est associée à tellement d’idées fausses que je crois qu’il est nécessaire de la redéfinir pour espérer parler de la même chose.

(Cet article repose sur certains concepts vus plus tôt comme : survie, rituel et confrontation. Pour plus d'infos : Le cerveau triunique et le conflit - Survie et Rituel - La confrontation et la prédation )

L’art martial

Qu’est ce que l’art martial? 

je pose souvent cette question en introduction de mes modules sur la défense.

Le premier fait amusant est que cette notion déchaîne très souvent les passions (vu que les croyances des participants sur ce thème se heurtent régulièrement à celles des autres et/ou à la réalité).

Deuxième fait amusant, les réponses obtenues sont variables selon le public mais certaines tendances reviennent invariablement. 

Je vais donc vous énoncer ces concepts qui sont systématiquement associés aux arts martiaux:

-les arts martiaux sont asiatiques

-il y est avant tout question de maîtrise de soi

-on les apprend pour ne jamais s’en servir

-Ce sont des sports de défense

 

Les arts martiaux sont asiatiques

Même si le cinéma les a souvent associés à l’asie, les arts martiaux ne sont pas exclusivement asiatiques, l’europe par exemple a un passé martial riche, parfois moins bien conservé mais il suffit de regarder le niveau des escrimeurs français, italiens et hongrois pour s’en rendre compte...

Il est avant tout question de maîtrise de soi / on les apprend pour ne jamais s’en servir

Oui mais non, si effectivement (comme tout le monde) un combattant entraîné devrait éviter les affrontements inutiles (genre bagarre de mecs bourrés pour “l’honneur”), il est ridicule de penser qu’il est “interdit” à  ce même combattant de se défendre (lui ou un tiers d’ailleurs) dans une situation grave et inévitable sous prétexte que son professeur lui interdit ou qu’il pourrait “perdre sa licence”. La version “ne pas se défendre par principe” est tout aussi suicidaire. 

Les arts martiaux sont des “sports de défense”

Alors celle là, c’est ma préférée, les arts martiaux ne sont ni sport, ni défense…

Ne me comprenez pas mal, je m’expliquerai plus en profondeur dans quelques lignes mais d’abord je voudrais revenir une seconde sur le concept de défense.

D’un point de vue légal, la défense est définie clairement et il est important de se conformer à cet aspect.

En revanche, quand on parle art martial, on parle de techniques martiales et d’un point de vue technique, la défense n’existe pas de manière très définie…

Par exemple: Prenez un missile et mettez le devant votre maison pour vous protéger, c’est un missile de défense. Maintenant prenez le même missile amenez le devant la maison de votre voisin que vous n’aimez pas pour détruire sa maison, c’est devenu un missile d’attaque.

Le missile n’a pas changé, l’usage que vous en faites a changé.

La logique est la même pour une technique de combat: un coup de poing n’est pas en lui même une technique d’attaque ou de défense, c’est juste un outil que vous allez utiliser selon vos intentions. 

Concernant l’aspect “sport”, non les arts martiaux martiaux (oui il y a deux fois “martiaux” et non, ce n’est pas un faute) ne sont pas des sports. Je vais développer…

Les 3 grands courants de ce qu’on appelle “arts martiaux”

Le courant ludique

Les arts martiaux du courant ludique sont les pratiques qui visent, l’esthétique et/ou l’amusement.

Par exemple les pratiques avec coups de pieds acrobatiques, les “danses martiales”, la mise en oeuvre de spectacles ou de chorégraphies pour le cinéma, …

Même si les pratiquants de ces disciplines sont parfois très impressionnants, elles ne sont pas destinées au combat réel ou à la défense personnelle. 

Le courant sportif

Les arts martiaux du courant sportif sont très représentés, ce sont les sports de combat.

Les sports sont des jeux individuels ou collectifs dont le but est l’entretien et l’amélioration de la forme physique ainsi que l’amusement. 

Les sports de combat ne dérogent pas à cette règle.

Ils sont donc comme les autres sports soumis à des règlements précis et comprennent des compétitions dotées de règlements encore plus restrictifs destinés à éviter les blessures aux participants, assurer le “spectacle” et permettre “que le meilleur gagne”.

Et c’est là que le “problème” se situe: tant que le sport de combat est considéré comme un sport et pratiqué comme un sport il assume parfaitement son rôle dans la forme physique, la santé et l’amusement de son pratiquant, par contre un fois que ce même pratiquant se met à croire que son sport constitue une méthode de défense efficace pour le combat réel, il commence à courir un réel danger.

Si il ne viendrait pas à l’esprit d’un champion de tennis qu’il est apte à se défendre grâce au tennis, un pratiquant de judo sportif / karaté sportif / boxe sportive (insérez ici le sport que vous voulez) aura parfois tendance à se sentir à l’abri des agressions de la rue grâce à sa pratique sportive.

Le fait est que si ces sportifs sont souvent de vrais athlètes, ils sont spécialisés dans la pratique sportive donc un contre un, sur une surface de combat lisse, vide, délimitée, avec arbitre, … et surtout un camion entier de techniques et de comportements interdits. 

Ce qui veut dire qu’il leur sera difficile d’évoluer dans des conditions différentes si ils n’y ont pas étés entraînés (plusieurs agresseurs, endroit exigu, sol irrégulier ou glissant, présence d’obstacles, agresseurs armés ou attaquant de façon “non habituelle”).

Pour résumer les arts martiaux sportifs préparent avant tout au combat rituel qui n’est qu’une facette du combat.

Le courant martial

Les arts martiaux du courant martial sont ceux que j’ai appelé “arts martiaux martiaux”, c’est le même concept que le “bic bic”, le mot bic est passé dans le langage commun et définit maintenant un stylo bille, un stylo bille de marque bic devient donc un “bic bic”.

Pour les arts martiaux c’est la même chose, le terme arts martial est devenu un terme générique pour tous les trucs ressemblant même vaguement à du combat…

Pour l’anecdote, on en vient à cataloguer le taebo et les trucs du genre comme arts martiaux…

Pour définir le courant martial je vais définir le sens premier de l’art martial.

La pratique martiale / le courant martial

Voici une définition personnelle de l’art martial au sens premier.

D’abord, le terme “martial” vient de Mars qui est le dieu romain de la guerre.

L’origine de l’art martial se situe donc dans la guerre, dans la survie, c’est son utilité première.

Les arts martiaux se sont développés avant tout pour permettre aux personnes qui les pratiquaient d’éviter la mort, de revenir de la guerre, de protéger leur famille,... Cette dimension vitale précède toutes les autres.

L’art martial est avant toute autre chose une recherche d’efficacité dans la simplicité.

Pas de spectacle, pas de danse, pas de dentelle, lorsqu’il est question de sauver sa peau aucun moyen n’est mauvais, aucun moyen n’est déloyal.

C’est la grande différence entre le sport qui fonctionne en rituel et l’art martial qui vise la survie. Lorsqu’on cherche à faire cesser la menace mortelle d’un prédateur sur nous il n’y a plus de règles. Imaginez vous que vous deviez défendre l’un de vos enfants d’une menace mortelle, quelle serait votre priorité? L’esthétique, la philosophie, l’honneur ou simplement l’efficacité?

L’essence de l’art martial est là : c’est un outil de survie.

L’art martial implique t’il d’autres aspects ? Oui. Mais la survie est le premier et les autres sont des effets secondaires.

Le courant martial reprend donc les arts martiaux visant d’abord l’efficacité.

Certaines disciplines ont été créée dans ce but comme par exemple le close combat, la self-défense, le krav-maga ou encore le systema. D’autres disciplines étaient des arts martiaux et ont évolué en sport mais il est toujours possible de retourner à l’origine martiale moyennant des recherches et des efforts, c’est le cas pour le karaté par exemple.

La différence sport de combat / art martial

Histoire de m’expliquer plus clairement sur les différences entre sport et art martial je vais prendre quelques images…

D’abord j’ai pris pour moi la décision il y a longtemps de me diriger vers le courant martial.

Ça n’engage que moi.

Ce n’est pas mieux ou moins bien qu’un autre choix, je n’ai pas l’intention de lancer un débat pour savoir si c’est le couteau ou la fourchette qui est mieux, ce sont deux outils différents.

Donc ici si vous voulez de la forme, faites du sport et si vous voulez de l’efficacité allez vers le martial.

Le problème est dans la confusion, il arrive de tomber sur des combattants sportifs qui sont convaincus d’être au sommet de l’efficacité martiale parce qu’ils sont de bons sportifs.

 

Prenez un requin, le requin est un animal qui n’a plus évolué depuis longtemps parce qu’il est arrivé un un point proche de la perfection dans la tâche pour laquelle il est programmé, à savoir découper/bouffer de la viande sous toutes ses formes sous l’eau.

Maintenant prenez ce requin et faites le évoluer pour manger des algues. Est-ce toujours un requin? Non, c’est devenu un lamentin et ça n’a plus rien à voir donc inutile de vouloir absolument appeler ça un requin. Si vous voyez où je veux en venir, l’art martial transformé en sport c’est le lamentin, c’est devenu autre chose et ça remplit un autre rôle.

Pierre/papier/ciseaux

L’autre danger du sport de combat utilisé comme méthode de combat réel est la spécialisation. C’est comme une formule1 tant que ça reste sur un circuit ça fonctionne mieux que tout, le problème c’est que une fois que vous mettez votre formule1 sur un chemin boueux, ça ne fonctionne plus du tout…

Les sports de combat fonctionnent un peu de cette façon, prenez un karatéka face à un lutteur, tant qu’il y a de la place, le karatéka aura probablement le dessus, si vous les mettez dans une espace réduit, le lutteur aura les dessus, ce même lutteur face à un boxeur dans le même espace réduit s’en sortira plus difficilement, le boxeur si il se retrouve au sol avec un judoka aura du mal, le judoka, lui si il se prend un coup de tête ne le verra peut-être pas venir… On peut discuter comme ça des heures chaque sport ayant ses points forts et son terrain de prédilection chacun mange l’autre dans certaines conditions spécifiques ça revient au jeu pierre/papier/ciseaux (pour ceux qui connaissent c’est même pierre/papier/ciseaux/lésard/spock ;) )

Ce phénomène vient de la spécialisation, le fait de s’entraîner dans des conditions très précises et avec des contraintes strictes fait oublier aux pratiquants qu’il existe d’autres choses dans la “vraie vie”.

Philosophie et autres effets secondaires positifs

La philosophie

Comme je l’ai écrit précédemment, trop souvent dans ce que j’appellerais “la croyance populaire” on met la charrue avant les boeufs, c’est à dire qu’une énorme majorité des gens pensent que la philosophie précède l’efficacité. 

J’ai bien connu le milieu de l’aikido dans mon “jeune temps”, c’est une discipline qui est un peu à cheval entre le ludique et le martial suivant le club dans lequel on “tombe” j’y ai parfois rencontré des gens très très efficaces et je suis convaincu que l’aikido comporte un coté très martial. Mais à l’inverse j’y ai parfois rencontré des victimes en puissance qui typiquement étaient étaient à des années-lumière de savoir ce qu’est une vraie agression, étaient hyper imprégnés de pseudo-philosophie pacifiste et tenaient après 3 mois de pratique des propos du genre “si je me fais attaquer par trois personnes, je me contente d’esquiver leurs attaques jusqu’à ce qu’ils se fatiguent”(!). Et là je dis non, ça n’existe pas dans la vraie vie (sauf si on a passé 15 ans avec les moines dans la montagne, et encore).

Je l’ai déjà dit et je le répéterai encore souvent : le monde ne se plie pas à nos principes juste parce que nous le voudrions.

La philosophie et les constructions mentales ne précèdent pas l’efficacité.

C’est l’efficacité et la simplicité qui créent une philosophie pragmatique et adaptée au monde dans lequel on vit.

Il est évident que des experts martiaux des temps passés développaient une vision du monde et une philosophie très riche mais on a souvent tendance à oublier que c’est la conséquence du fait qu’ils passaient leur vie à éviter de prendre des coups de sabre dans la tronche et des flèches dans le bide (l’inverse marche aussi).

Autre effet secondaire, la confiance

La confiance est un autre de ces effets secondaires de la pratique martiale qui mène à de fausses idées comme “on l’apprend pour ne jamais s’en servir”.

Première chose importante, l’excès de confiance du genre “je suis champion du monde et des alentours” vous fera tuer tôt ou tard (mais plutôt tôt).

La confiance est une bonne chose mais avec modération.

En effet si l’excès fait prendre des risques inconsidérés, la confiance issue de la pratique martiale rend assertif, c’est à dire plus apte à faire respecter ses limites sans dépasser celles de l’autre.

Cette confiance en soi a comme effet que le pratiquant entraîné sait que dans l’éventualité où un conflit devrait dégénérer et en venir au physique, il aura probablement ses chances et donc il est plus à son aise pour être ferme et confronter le conflit (voir articles et vidéos précédentes). Le fait qu’il soit plus en confiance et confronte le conflit va le rendre plus détendu et permettra de ne pas nécessairement déclencher l’agression là où une personne moins en confiance aurait probablement manifesté plus de signes de peur, de tension et de fuite ce qui déclenche invariablement la prédation.

Tout ceci fait qu’un personne entraînée risque moins de déclencher le conflit.

Mais penser “qu’on apprend un art martial pour ne jamais s’en servir” c’est penser à l’envers, ce serait comme avoir une arme sans munitions et sans entraînement sauf que pour avoir la possibilité de ne pas s’en servir il faut avant tout avoir la possibilité des s’en servir. 

“Seul les guerriers sont pacifistes… Les autres n’ont pas le choix”  Sun Tzu.

Je pourrais ajouter la conscience/l’éveil mais ça fera certainement l’objet d’un autre article.

Le choix de la pratique martiale

Si après tout ça l’aspect martial vous intéresse, vous devez vous poser l’une ou l’autre question…

  • Comment choisir une discipline, quels sont les critères?
  • Je m’entraînes déjà mais ais-je choisi la bonne discipline par rapport à mes besoins?

Je ne suis malheureusement pas un grand maître ninja mais je vais vous donner ma réponse et mes critères.

Il ne suffit malheureusement pas de de choisir un nom de discipline qui a l’air martial, certaines écoles sont meilleures mais l’essentiel du résultat repose sur le professeur que vous aurez et surtout de votre implication.

Mise au point importante, nous vivons dans une société de consommation, si vous avez assez d’argent vous pouvez avoir une plus grosse maison que votre voisin, une meilleure voiture que votre beau-frère et manger dans des restos plus chers que vos amis. Bon, tant mieux si vous avez les moyens pour tout ça mais l’entraînement c’est “être” pas “avoir” ce qui veut dire que vous pouvez aller dans l’ultime école d’entraînement avec l’ultime professeur, si vous n’êtes pas impliqué, vous ne serez qu’une vache à lait et mieux consacrer cet argent à des sorties et des restaurants…

J’ai vu beaucoup de gens “acheter de l’entraînement”, ils paient une cotisation, parfois même des ours particuliers, ils viennent régulièrement et pourtant, vous les revoyez 5 ans après et ils sont toujours aussi mauvais. Leur erreur? Aucune implication, ils ont acheté donc la discipline pour laquelle ils paient devrait s’infuser en eux… Oui mais non le seul truc qui achète de l’efficacité c’est de l’implication et des efforts.

Pour compliquer un peu les choses, vous pouvez vous retrouver dans un club de self-défense et avoir une efficacité martiale toute relative ou vous retrouver dans un club de karaté qui donnera de solides bases martiales… 

Comme je vous l’ai dit, le nom de la discipline que vous allez choisir n’a qu’une importance relative (ceci dit, il est de toute façon impossible de devenir même vaguement efficace en suivant des cours composés exclusivement de mouvements de combat exécutés sans partenaire sur de la musique… Autant vous mettre à la valse)

Alors comment trouver un cours / un professeur qui remplit cet objectif d’efficacité?

L’entraînement n’est pas la “vraie-vie” mais doit s’en rapprocher.

L’entraînement ne peut pas être aussi réaliste qu’une agression, n’importe qui serait dégoutté à son premier cours. A l’inverse gardez à l’esprit qu’on n’apprend pas à nager sur un tabouret ni à conduire sur un ordinateur, ce qui compte ce sont les heures de vol. L’entraînement doit être progressif pour ne pas blesser ou dégoûter les débutants mais doit rapidement se rapprocher des conditions réelles. Quand je dis “heures de vol” je veux dire que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, le seul truc qui vous rendra efficace en combat, c’est plein de combat. Pour moi une bonne répartition dans l’entraînement c’est 20% de technique et 80% de combat ou d’exercices qui s’en rapprochent fort.

Donc les enchaînements à répétition dans le vide n’ont d’intérêt qu’à petite dose. 

Simplicité et efficacité.

Très très très important, suivez votre instinct, si ça à l’air difficile à mettre en oeuvre dans des conditions réelles, si il faut savoir faire 1000 pompes et le grand écart pour que ça marche, vous vous êtes probablement trompé de crèmerie.

Un système de combat efficace doit pouvoir être utilisé sur tous les terrains, avec n’importe quelle tenue et dans n’importe quel état physique (fatigué, blessé, malade…).

Un minimum d’entraînement physique est nécessaire mais si vous vous retrouvez à courir et à faire des pompes/abdos la moitié du temps, allez faire du fitness à la place…

En parlant d’efficacité, une technique de combat efficace doit permettre à quelqu’un qui n’est pas nécessairement en grande forme physique de se démerder  face à quelqu’un de physiquement supérieur, une technique qui demande qui demande d’être un athlète pour fonctionner n’est pas une technique efficace.

Un doigt dans l'oeil fait souvent mieux le travail qu'un coup de pied sauté ;)

Les restrictions. 

Comme je l’ai dit, un entraînement martial doit se rapprocher de la réalité.

Il est normal qu’on vous donne certaines restrictions, par exemple pour vous éviter de crever les yeux du partenaire pendant l’entraînement ;) 

Par contre si là où vous allez, on vous impose toute une série de limites du genre « on n’attaque pas comme ça ici » ou « dans notre club nous n’allons pas au sol » ou « telle et telle techniques sont interdites » il y a des chances que vous vous écartiez trop de la réalité pour que l’entraînement soit efficace. Ceci dit un minimum de protections pour l’entrainement peut être utile (gants légers, protège dents, coquille), mais à plus haut niveau, contentez vous de gants ou simplement aucunes protections (sans pour autant aller à fond avec votre partenaire)

En conclusion :

Pratiquer un style martial vous donnera des bases pour la confrontation physique dans la vie réelle.

Souvenez vous que si sur un podium il y a plusieurs personnes, dans la vraie vie, perdre peut vouloir dire vous faire violer ou mourir ou perdre un enfant… C’est dur mais c’est la réalité.

Souvenez vous que faire de son mieux ne suffit pas toujours contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire donc si vous voulez avancer vers plus de sécurité, il vous faudra repousser vos limites et apprivoiser la peur et la douleur petit à petit. Comme je dis souvent « si ça fait mal c’est que ça agit » ;)

N’oubliez pas que l’art martial ne s’arrête pas aux mains nues, que le corps à corps est une base pour moi indispensable mais qui devra être complétée par d’autres moyens (respectez les lois en vigueur sur les armes).

Au final vous y gagnerez en confiance, vous apprendrez les bases pour vous protéger et protéger les êtres qui vous sont chers et vous apprendrez à faire respecter vos limites et éviter les conflits inutiles.

Et pour conclure la conclusion, voici une des citations que je préfère dans le Hagakure:

Il existe ce que l’on appelle «l’attitude pendant l’orage ». Quand on est pris dans une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s’élancer pour s’abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toute façon, on sera mouillé.
Si on se préparait auparavant mentalement, à l’idée d’être trempé, on serait en fin de compte fort peu contrarié à l’arrivée de la pluie.
On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations.

Lo.

 

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